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Fatwas

Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /2006 05:14

Conseils aux jeunes débutants

 

 

 

 

Shaikh Muhammad Ibn Sâlih Al-‘Uthaymin

 

 

 

 

 

 

 

 

Question : Quel est votre conseil au jeune qui commence sur le chemin de la droiture ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Réponse : Je conseille à ce jeune qui commence sur le chemin de la droiture :

 

 

 

 

 

 

 

 

- de demander constamment à Allah de l’affermir (sur ce chemin).

 

 

 

 

 

 

 

 

- de beaucoup lire le Qur’an et réfléchir sur ses sens, car le Qur’an a un grand effet sur le cœur, surtout si on le lit avec réflexion.

 

 

 

 

 

 

 

 

- qu’il s’efforce de rester dans l’obéissance, qu’il ne dévie pas et ne sois pas fainéant, car le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) cherchait protection contre l’incapacité et la fainéantise.

 

 

 

 

 

 

 

 

- qu’il s’efforce de rester avec les gens de bien, et qu’il s’écarte des gens mauvais.

 

 

 

 

 

 

 

 

- qu’il conseille son âme, lorsqu’elle lui dit : « tu as le temps, le chemin est long », qu’il conseille et renforce son âme, car le paradis est entouré de choses déplaisantes et l’enfer est entouré des passions.

 

 

 

 

 

 

 

 

- qu’il s’écarte des gens mauvais, même s’ils étaient ses amis auparavant, car le fait de rester avec eux aura un effet sur lui, c’est pourquoi le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit : « Les mauvaises assises sont comme le forgeron : soit il brûle tes habits, soit il te transmet une mauvaise odeur » (rapporté par Al-Bukhari et Muslim).

 

 

 

 

 

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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /2006 14:58
  • Fatwa du cheikh ibn ‘Otheimine

     

 

 

 

Q : Doit-on dire Inchallah dans ses invocations ?

 

 

 

 

R : Il ne faut pas que celui qui invoque Allah (qu’il soit glorifié) dise « inchallah » (si Allah le veut) dans ses invocations. Qu’il soit plutôt ferme et donne de l’importance à son vœu car rien ne peut contraindre Allah (qu’Il soit exalté et glorifié). Allah (qu’Il soit glorifié) dit :

 

 

 

 

« Invoquez-Moi, Je vous répondrai »

 

 

 

 

 

 

 Sourate ‘Gafir’ verset 60

 

 

 

 

Allah a promis de répondre aux invocations. On n’a donc pas besoin dans ce cas de dire inchallah. Car Allah (qu’Il soit exalté et glorifié) s’Il accorde à Son serviteur son invocation, Il va soit répondre à son besoin, soit repousser de lui un mal, soit la lui préserver pour le Jour du Jugement.

 

 

 

 

Le prophète a dit : « L’un de vous ne doit pas invoquer Allah en disant : O Allah, si tu veux pardonne-moi, et si tu veux accorde-moi Ta miséricorde. Il doit plutôt être ferme dans sa demande et donner de l’importance à son vœu, car rien ne peut contraindre Allah ». [1]

 

 

 

 

 

Si quelqu’un pose la question : n’est-il pas rapporté d’après le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - qu’il disait au malade : « (Qu’il n’y ait) pas de mal, que cela soit pour toi une purification (de tes péchés) si Allah le veut » (lâ ba’ss tahur inchallah) ? [2]

 

 

 

 

Nous disons : en effet, mais cela fait apparaître que ce propos ne fait pas partie du chapitre des invocations. Cela fait seulement partie du chapitre de l’information et de l’espérance (NDT : c-à-d tu informes et espères que c’est une purification des péchés si Allah le veut). Cela n’est pas une invocation. Car il fait partie du comportement lors des invocations d’être ferme dans sa demande. Et Allah est plus savant.

 

 

 

[1] Al Bûkhâri, n°6339, Muslim n°2679

 

 

 

 

[2] Al Bûkhâri, n°3616

 

 

 

 

 

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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /2006 22:03

Quand se termine le temps de la prière du 'Isha ?

 

 

Shaykh Muhammad Nasirud-Din Al-Albani

 

 

 

 

Quant à sa (Sayid Sabiq [1]) parole :

 

 

 

 

« ... Et quant au temps de la prière du ‘Isha, il s'étend jusqu'au temps du Fajr et c'est ce qui est compris du hadith d'Abû Qatada qui a dit que le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

 

 

 

 

« La négligence (de la prière) n'est pas de dormir trop longtemps, mais la négligence se trouve chez celui qui ne prie pas jusqu’à ce que le temps de la prière suivante ne vienne. »

 

 

 

 

Muslim l'a rapporté. Le hadith prouve que le temps de chaque prière s'étend jusqu'à l'entrée du temps de la prière suivante, à part la prière du Fajr, car certes, son temps ne s’étend pas jusqu'à la prière du Dhuhr, plutôt les savants ont unanimement reconnu que son temps prend fin au lever du soleil... »

 

 

 

 

Je dis (Al-Albani) : l'auteur (Sabiq) suit As-Shawkani [2] et d'autres qu’eux dans la manière dont ils ont employé ce hadith comme une preuve. Cependant il n'y a aucune preuve en cela pour ce qu'ils concluent, particulièrement car il n'y a aucune mention des temps des prières, et cela ne fait pas référence aux temps des prières. Ce hadith mentionne seulement le péché de celui qui sciemment et intentionnellement retarde la prière jusqu’à ce que son temps passe, qu’une autre prière vienne clôturer  son temps (comme le Maghrib qui met fin au temps du 'Asr) ou non (comme le Fajr et le Dhuhr).

 

 

 

 

Ceci est prouvé par le fait que cette narration concerne spécifiquement la prière du Fajr, quand le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) et ses compagnons ont dormi pendant le temps du Fajr pendant un voyage. Les compagnons (qu’Allah les agrée) ont été étonné par ce qui leur est arrivé, donc le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) leur a dit : « Ne suis-je pas votre exemple ? ». Puis, il a mentionné le hadith. Voilà comment il est rapporté dans le Sahih Muslim et d'autres livres.

 

 

 

 

Donc, si ce hadith devait signifier ce qu'ils revendiquent : que le temps des prières durent jusqu'à l'entrée de celle qui la suit, alors ce serait une preuve claire, que Fajr s'étend jusqu’au temps du Dhuhr, mais ils ne le disent pas! Plutôt ils tiennent à ce que le Fajr soit une exception à cette règle. Donc ces déduction, après que nous avons fait comprendre la raison pour laquelle le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit cela, ne sont pas valables, comme le hadith a été mentionné spécifiquement pour la prière du Fajr, comment peut-il être une exception au hadith ?! 

 

 

 

 

En réalité le hadith ne légifère pas les temps des prières, mais il est une désapprobation ouverte de sciemment et consciemment retarder les prières de leurs temps. A ce sujet, Ibn Hazm a dit en réponse à la conclusion que nous avons passée en revue :

 

 

 

 

« Cela ne prouve pas ce qu'ils disent et ils sont d'accord avec nous que le temps du Fajr ne s'étend pas jusqu'au Dhuhr. Le hadith ne prouve pas que le temps de chaque prière est lié au temps de celle d’après, il expose seulement les méfaits de celui qui retarde la prière en dehors de son temps, que la fin de son temps soit liée au commencement d'une autre prière ou non. En outre, le hadith ne nie pas la négligence de celui qui retarde sa prière jusqu’à ce que son temps soit fini, même si le temps d'une autre prière a commencé, il n'affirme non plus sa négligence, plutôt cette narration est silencieuse quant à ces choses. Ces questions sont traitées dans d'autres narrations qui mentionnent spécifiquement les temps des prières individuellement et légifèrent leur commencement et fin. Et nous devons dire que quiconque transgresse le délai fixé de n'importe quelle action parmi celles pour lesquelles Allah a légiféré un temps, a transgressé les limites d'Allah, le Très-Haut, et Il dit [3] :

 

 

 

 

« Et quiconque transgresse les limites d'Allah, ce sont eux les oppresseurs » [4]

 

 

 

 

Ainsi quand il devient clair que le hadith est exempt de toute  preuve indiquant que le temps de la prière du ‘Isha dure jusqu'au Fajr, il nous faut revenir aux autres narrations qui sont des preuves claires de la législation du temps du ‘Isha, comme sa parole (sallallahu 'alayhi wa sallam) :

 

 

 

 

« ... et le temps de la prière du ‘Isha est jusqu'à la moitié de la nuit »

 

 

 

 

Rapporté dans le Sahih Muslim et ailleurs et cette narration existe intégralement dans le livre (Fiqh As-Sunna).

 

 

 

 

Ceci est soutenu par 'Umar ibn Al-Khattab qui a écrit à Abû Mussa Al-Ash'ari : « ... et prie le ‘Isha avant qu'un tiers de la nuit ne passe, à moins que tu ne le retardes, alors à la moitié de la nuit, mais ne sois pas insouciant. » Ceci a été rapporté par Malik, At-Tahawi et Ibn Hazm et sa chaîne est sahih.

 

 

 

 

Cette narration est la preuve claire que le temps du 'Isha va jusqu'au milieu de la nuit [5] seulement et c'est ce qui est correct. As-Shawkani a favorisé cela en disant : « ... et le dernier temps pour le 'Isha est le milieu de la nuit. » [5] Et Siddiq Hasan Khan l'a suivi dans son explication [6] et une déclaration semblable a été rapportée de l'imam Malik comme il est trouvé dans Bidayatul-Mujtahid [7]. Et c'est aussi le choix d'un groupe de savants Shafi'i, comme Abû Sa'id Al-Istakhri et d'autres. [8]

 

 

 

 

Et Allah est plus savant.

 

 

 

 

 

 

Notes de bas de page :

 

 

 

 

[1] Note du traducteur : Il est l'auteur du livre Fiqh As-Sunna

 

 

[2] Note du traducteur : Voir Naylul-Awtar (1/430 de l’édition Dar Al-Ma'rifa).

 

 

[3] sens de sourate At-Talaq  :1

 

 

[4] Al-Mahalla (3/178)

 

 

[5] Note du traducteur : la nuit commence au coucher du soleil jusqu’à l'entrée du vrai Fajr, comme cela est convenu par les savants.

 

 

[6] Ad-Durar Al-Bahiya 

 

 

[6] Ad-Durar Al-Bahiya, note du traducteur : Voir At-Ta'liqat Ar-Radhiya, 1/40. Vous avez pu remarquer que shaykh Al-Albani a attribué les deux déclarations à la As-Shawkani - que le 'Isha s'étend seulement jusqu'à la moitié de la nuit et qu'il s'étend jusqu’au Fajr. Il n'y a aucune contradiction ici, comme As-Shawkani changeait souvent ses positions sur de nombreuses questions, comme il est trouvé dans ses livres de Fiqh. Ceci est un exemple clair comme le montre ses propres paroles.

 

 

[7] Ar-Rawdhatun-Nadiya (1/69-70) note du traducteur : Voir At-Ta'liqat Ar-Radhiya 1/356-359

 

 

[8] Note du traducteur : Voir Bidayatul-Mujtahid (1/241 de l’édition de Maktabatu Ibni Taymiya).

 

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Mercredi 23 août 2006 3 23 /08 /2006 23:51

Dix choses qui sont perdues et inutiles

 

 

 

 

 

 

 

Ibn Qayyim al-Djawziyyah a dit :

 

 

 

 

 

 



il y a dix choses qui sont perdues et inutiles :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1) Un savoir ['ilm] qui n'est pas mis en application [à travers les oeuvres].

 

 

 

 

 

 

 



2) Une oeuvre sans sincérité et sans exemple à suivre.

 

 

 

 

 

 

 



3) Un argent [biens] que l'on ne dépense pas [en aumône], c'est-à-dire, il n'est utilisé ni pour faire jouir son amasseur dans ce bas-monde [al-dounya], ni pour l'offrir en vue d'une récompense dans l'au-delà [al-âkhira].

 

 

 

 

 

 

 




4) Un cœur dépourvu d'amour pour Allah, du désir ardent de Le rencontrer et d'établir la familiarité avec Lui.

 

 

 

 

 

 

 




5) Un corps qui ne sert pas à obéir à Allah et à Le servir.

 

 

 

 

 

 

 


6) Un amour qui ne s'engage plus à satisfaire au Bien-Aimée et à obéir à Ses ordres.

 

 

 

 

 

 

 




7) Un temps libre qui n'est pas utilisé pour profiter d'un bien [argent] sur le point d'être gaspillé ou pour gagner une bonne action.

 

 

 

 

 

 

 



8) Une pensée qui se pose sur des choses inutiles.

 

 

 

 

 

 

 


9) Un service rendu à celui qui, en échange d'être servi, ne t'approche pas d'Allah et ne t'aide pas à améliorer ta vie présente.

 

 

 

 

 

 

 



10) Ta crainte et ton espoir dépendant de celui dont le pouvoir est dans la Main d'Allah, qui le prend sous Sa Puissance et qui, par conséquent, n'a pour soi-même, ni malfaisance ni bénéfice, ni il se donne la mort, ni il se fait vivre, ni il se fait ressusciter.

 

 

 



Par ailleurs, les plus graves d'entre ces pertes qui sont à l'origine de toutes les autres pertes, c'est la perte du cœur [al-qalb] et celle du temp.

 

 

 

 

 

 

 



La perte du cœur provient de la préférence de ce bas-monde à l'au-delà, et la perte du temps provient du prolongement de l'espoir.

 

 

 

 

 

 

 



Alors, toute la corruption consiste dans l'attachement aux passions et au prolongement de l'espoir, tandis que tout ce qui est conforme, consiste dans le fait de suivre le droit chemin [itibâ' al-huda], et le fait de se préparer au dernier rendez-vous [avec Allah].

 

 

 


Et c'est à Allah Seul que l'on implore le secours.

 

 

 



On s'étonne de celui qui, une fois devenu besogneux, suit son désir et ses préoccupations, au lieu de demander à Allah de lui satisfaire ses besoins, de sauver son cœur de la mort, de l'ignorance et de la répugnance, et de le guérir [de la maladie] des plaisirs sensuels et des doutes.

 

 

 



Mais toutefois, si le cœur meurt, il cessera de comprendre son péché [dans la désobéissance].

 

 

 




Kitâb al-Fawâ-id d'Ibn Qayyim, p.151

Par Ibn Abd Al-Hadi

 

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Jeudi 24 août 2006 4 24 /08 /2006 00:06

Le Repentir


Par cheikh Muhammad

 

 

Ibn Salih al-Uthaimin

 

 



 

Le Repentir signifie revenir de la désobéissance à Allah et Lui obéir.

 

 



Le Repentir est aimé d’Allah, comme Il dit :

 

 

 

 

 

"En vérité, Allah aime ceux qui se repentent et ceux qui se purifient."

 

 

 

 

 

[Sourate Al-Baqara : 222]

 

 




Le Repentir est une obligation pour tout croyant.

 

 

 

 

 

Allah dit :

 

 

"O vous qui croyez! Revenez à Allah d’un repentir sincère!"

 

 

 

 

 

[Sourate at-Tahrim : 8]

 

 




Le Repentir est un des moyens d'atteindre le succès. Allah dit : "Et repentez-vous tous devant Allah, O croyants, afin que vous récoltiez le succès."

 

 

 

 

 

[Sourate Nour : 31]


Le Succès vient lorsque quelqu'un obtient ce qu'il cherche et est sauvé de ce qu'il fuit.


Par le Repentir Sincère Allah pardonne des péchés quel que soient leur importance ou leur nombre.

 

 

 

 

 

Allah dit :

 

 

 

 

 

"Dis : « O mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux."

 

 

 

 

 

[Sourate Az-Zumar : 53]

 

 



O mon frère qui est tombé dans des péchés, ne désespère pas de la miséricorde de ton Seigneur, car la porte du repentir est ouvert jusqu'au lever de soleil de l'ouest.

 

 

 Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : "en vérité, Allah tend Sa main la nuit pour accepter le repentir du pécheur de la journée. Et Il tend Sa main le jour pour accepter le repentir du pécheur de la nuit, (jusqu'au jour) où le soleil se lèvera de l’ouest."

 

 

 

 

 

 [Rapporté par Muslim]

 

 


Et combien de gens se sont repentis à Allah de nombreux et énormes péchés et Allah a accepté leur repentir ?

 

 

 

 

 

Allah dit :

 

 

 

 

 

 « Ceux qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendu sacrée, sauf en toute vérité, qui ne commettent pas de fornication – car quiconque fait cela encourra une punition et le châtiment lui sera doublé, au jour de la résurrection, et il y demeurera éternellement couvert d’ignominie ; sauf celui qui se repent, croit et accomplit une bonne œuvre ; ceux là Allah changera leurs mauvaises actions en bonnes, et Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

 

 

 

 

 

[Sourate Al-Furqan : 68-70]

 

 



Le Repentir Sincère doit remplir cinq conditions (pour être accepté), qui sont :

 

 





1 : La Sincérité envers Allah. La personne doit le faire seulement pour Allah et dans la recherche de Sa récompense et le salut de Sa punition.

 

 





2 : Le Remord pour le péché qui a été commis, au point qu'il soit triste pour ce qu’il a fait et souhaite ne l’avoir jamais fait.

 

 



3 : Arrêter de commettre le péché immédiatement. Si le péché était contre Allah, donc il doit arrêter de le faire si c'était un acte illicite, ou s'empresser de le faire si c'était une obligation qu'il a abandonnée. Et si le péché était contre une créature (comme des gens), alors il doit s'empresser de s'en libérer, en cessant de l’affliger ou en recherchant son pardon.

 

 


4 : Détermination à ne pas retourner de nouveau à ce péché dans l'avenir.

 

 



5 : Le repentir ne doit pas arriver avant le temps où son acceptation est terminée, par la mort ou par le lever du soleil de l'ouest.

 

 

 

 

 

Allah dit :

 

 

 

 

 

"Le Repentir est inefficace pour ceux qui commettent des péchés constamment jusqu'à ce que la mort vienne à l’un d'entre eux, il dit : En vérité je me repens maintenant."

 

 


Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : "quiconque se repent avant le lever du soleil de l’ouest, Allah acceptera son repentir."

 

 

 

 

 

 [Rapporté par Muslim]

 

 


O Allah, accorde-nous le repentir sincère et acceptez-le de nous, en vérité Tu es l’Audient, l’Omniscient.


Écrit par Muhammad ibn Salih Al-'Uthaimin

 

 

 

 

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Dimanche 27 août 2006 7 27 /08 /2006 03:56

Shaikh Muhammad Ibn Sâlih Al-‘Uthaymin

 

 

 

 

Question :

 

 

 On rapporte que les bonnes actions effacent les mauvaises actions, mais est-ce que les mauvaises effacent les bonnes ?


Réponse :

 

 

Les bonnes actions effacent complètement les mauvaises, d’après la parole du prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) :

 

 

« Les cinq prières, (les bonnes actions accomplies) entre chaque jumu’a, entre chaque ramadhan effacent les péchés (commis dans cette période de temps) tant qu’on évite les grands péchés » (rapporté par Muslim).

 

 

 

 

 

Mais est-ce que les mauvaises actions effacent les bonnes, non, mais elles peuvent peser plus lourd (que les bonnes) dans la balance au jour de la Résurrection , Allah -´azza wa jall- dit « Et nous poserons les balances justes au jour de la résurrection ».

 

 

On pèsera les bonnes et les mauvaises actions et il se peut que les mauvaises actions soient plus nombreuses, si bien que l’homme mérite l’enfer où il sera châtié selon son péché.

 

 

Il se peut aussi que les bonnes et les mauvaises actions aient un poids égal, cet homme sera alors parmi les gens d’Al-‘Araf dont les bonnes et les mauvaises actions sont d’un poids égal, ils n’entreront ni en enfer, ni au paradis tant qu’Allah le voudra. Il se peut enfin que les bonnes actions soient plus lourdes et que cet homme soit parmi les gens du paradis.

 

 

 

 

 

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Mardi 29 août 2006 2 29 /08 /2006 01:10

Les gens ont discuté de l'amour envers Allah ; ses causes et ce qu'elle rapporte, ses signes, ses fruits et ses règles. Les paroles les plus compréhensibles à ce sujet sont celles de Abû Bakr al-Kataanee (rahimahoullah) sur al-Junayd (d.279H).

 



Abu Bakr al-Kataanee (d.322H) a dit:

 



"Une discussion sur l'amour envers Allah a eu lieu à Mekkah pendant le mois du Pèlerinage. Les shouyoukh (savants, sages) qui étaient présents parlèrent sur ce sujet et al-Junayd était le plus jeune d'entre eux. Ils lui dirent : « O 'iraqee (l'iraquien), qu'as-tu à dire ? Alors il baissa la tête, et des larmes coulèrent de ses yeux puis il dit :

 

 

« Un servant doit surmonter son âme ;
Et être constant dans le rappel d'Allah ;
Établissant les Droits de son Seigneur ;
En se concentrant sur Lui avec son cœur ;
La crainte faisant flamber son cœur ;
Tandis qu'il boit de son navire le vrai amour
Et que certaines réalités lui sont dévoilées ;
Donc, lorsqu'il parle c'est grâce à Allah ;
Quand il parle, cela vient d'Allah ;
Quand il bouge, c'est par le commandement d'Allah
Et quand il est serein, alors cela vient d'Allah ;
Il appartient à Allah, il est pour Allah, et il est avec Allah. »

 


Alors les shouyoukh se mirent à pleurer : « Comment peut-on faire plus que cela ? Qu'Allah te récompense en bien, O joyau des biens informés ! » [1]

 

 

 

Notes : [1] Madarijus Salikeen (3/9)




L'imam Ibnul-Qayyim (rahimahoullah) a dit plus loin :

 


« Les raisons qui amènent au développement de la Mahabbah (l'amour envers Allah) sont de dix :

 


1) Réciter le Coran, réfléchir sur ses paroles et comprendre leur sens.

 


2) Se rapprocher d'Allah par l'accomplissement d'actes surérogatoires après les actes obligatoires.

 


3) Être constant dans le dhikr (rappel) d'Allah - en toutes circonstances - avec laparole, le cœur, et les membres. Plus le dhikr est constant, plus la Mahabbah est intensifiée.

 


4) Donner la priorité à ce qu'Allah aime - lorsque nos désirs prennent le dessus - au lieu de ce que l'on aime et désire personnellement.

 


5) Faire que le cœur contemple les Noms et Attributs d'Allah. Être témoin de ce qu'ils impliquent et faire que le cœur soit éclairé dans le jardin de cette réalisation.

 



6) Reconnaître la miséricorde et les faveurs d'Allah ; qu'elles soient apparentes ou cachées.

 


7) Assujettir le coeur et être humble devant Allah, afin qu'il soit dans la crainte d'Allah.

 



8) S'isoler, au moment pendant lequel Allah descend au niveau le plus bas du ciel (dernier tiers de la nuit), réciter le Coran, et finir la récitation en recherchant le pardon d'Allah et se repentir sincèrement à Lui.

 




9) S'asseoir dans les assemblées de ceux qui aiment sincèrement et véritablement Allah, récolter les bénéfices de leurs enseignements, et ne parlez que si vous savez qu'il y a en cela un bénéfice et que de telles paroles vous élèveront vers le bien et que d'autres en bénéficieront en même temps.

 


10) Se tenir à l'écart de toutes les choses qui pourraient éloigner les cœurs d'Allah 'Azza wa Jalla.

 

 

 

Donc voici 10 cas permettant au véritable croyant d'atteindre le vrai amour pour Allah, pour qu'il puisse atteindre Allah 'Azza wa Jalla. » [2]




[2] Madarijus Salikeen (3/17-18)

 

Par Alqadirislam - Publié dans : Fatwas
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Samedi 9 septembre 2006 6 09 /09 /2006 13:31

 

 

 

 

 

 

Shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani

 

 

 

 

Ecouter le shaikh

 

 

 

 

Question :

Nous avons des logiciels qui sont distribués sous forme de cassettes (cd), et sur ces cd est écrit « droits réservés » (copyrights).

 

 

Certains frères les achètent (en payant le prix), mais ils ont le choix de le garder ou de le rendre.

 

 

Ce qu’ils font, c’est qu’ils les achètent et en font une copie, puis ils les rendent comme ils l’ont acheté en disant : cela ne convient pas, ou cela ne m’a pas plus, ce n’est pas ce que je cherche, ou d’autres excuses encore, et il peut mentir, comme il peut être véridique (dans ses excuses). Pour ce qui est d’acheter ce logiciel, de le copier et de le rendre, ou dans le vocabulaire religieux : le fait d’acheter un chose spécifique pour une utilité qu’elle contient, copier cette chose sans endommager le cd, sans rien en enlever, et rendre le cd comme il était en continuant à profiter de ce qu’on a pris comme utilité, quel est le jugement sur cela ?

 

 

 

 

Réponse :

Malheureusement mon frère, cela était le comportement des mécréants et c’est devenu le comportement des musulmans.

 

 

Le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) nous a éduqués et instruits de la meilleure manière et parmi les choses qu’il nous a appris : « Donne son dépôt à celui qui te l’a confié et ne trahit pas celui qui te trahit ».

 

 

Si un musulman achète cette cassette (cd) sur laquelle est inscrit « copie interdite » (ou droits réservés, copyrights), qu’il en fait une copie, même sans la rendre, et vend les copies, cela n’est pas permis. Alors qu’en est-il de celui qui va en faire une copie et la rendre en prétextant ce que tu as rappelé et qui est un mensonge.

 

 

Cela est une tromperie et il ne convient pas que cela vienne d’un musulman, malheureusement certains musulmans ont dépassé la règles instaurée par les juifs : la fin justifie les moyens. Ceux qui font ça justifient leur acte en disant qu’il y a un bien dans la copie de cette cassette (cd) et nous ne l’avons pas endommagé. Ils ne veulent pas voir et je ne pense pas qu’ils ne savent pas qu’ils ont causé du tort au propriétaire (producteur, éditeur, concepteur)... Comme certains éditeurs qui publient des ouvrages, parfois de plusieurs volumes et qui engagent des frais d’impression, ensuite quelqu’un vient et prend (vole) ce livre et le publie sans l’accord de l’auteur ou de l’éditeur, ceci est une traîtrise et une tromperie qui n’est pas permise au musulman. Et le hadith précédent est suffisant : « Donne son dépôt à celui qui te l’a confié et ne trahit pas celui qui te trahit ».

 

 

Le vendeur t’a vendu cette cassette à condition que tu ne le trompes pas, que tu ne la copies pas. Et celui qui le fait a trompé et cela n’est aucunement permis en islam. Et s’il y a près de toi des musulmans qui sont loin de leur pays et de leur religion, conseille-leur qu’ils s’éloignent de cette escroquerie.

 

 

 

 

 

 

Q : Et je ne dois pas les aider, si l’un d’entre eux me le demande ?

 

 

Réponse : Non, tu les aiderais dans le mal si tu le faisais.

 

 

Q : Et si le vendeur présume, je ne dis pas qu’il est certain, mais il présume que celui qui lui rapporte un cd l’a copié

 

 

Réponse : La supposition ne suffit pas, tant qu’il est écrit (sur le cd) ce que tu as rappelé auparavant (droits réservés).

 

 

 

 

Autre question posée au shaikh :

 

 

 

 

Ecouter le shaikh

 

 

 

 

Question : Certains disent : si j’achète un livre, n’importe quel livre, cet achat est licite (sahih), et il m’est permis ensuite de le vendre, et c’est une deuxième vente, car il m’appartient. Je peux le vendre et il n’y a rien de mal.

 

 

 

 

Réponse : Comment ça il n’y a rien de mal… il l’a acheté d’une manière légale, mais il n’a pas acheté les droits d’édition… la situation est claire, il possède et peut profiter de ce livre, mais il ne possède pas ce qui peut résulter de la publication (copie) de ce livre.

 

 

 

 

Malheureusement, shaikh Al-Albani parle de beaucoup d’entre nous, de frères et de sœurs qui, par ignorance (parfois) ou par suivi des passions volent pour plusieurs milliers d’euros de logiciels.

 

 

 

Par Alqadirislam - Publié dans : Fatwas
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Mercredi 13 septembre 2006 3 13 /09 /2006 00:30

Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux

 

 

 

 

 

 

النهي عن إيذاء المسلمين

 

 

 

 

 

Ecrit  par Cheikh Fawzân membre de l’assemblée des grands savants

 

                                                                                                     

 

 

 

 

              La louange appartient à Allah qui ordonne la bienfaisance et l’entraide dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété, et interdit la nuisance et l’offense.

 

 

 

 

              Le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) nous informa que le fait de débarrasser le chemin d’une chose nuisible fait partie des branches de la foi, mais aussi une des causes pour entrer au Paradis, et une variété de l’aumône et de la bienfaisance. Par contre, déposer sur le chemin une chose nuisible est considérée comme une des plus grandes nuisances et désobéissances, mais aussi une des causes de la malédiction et du délaissement. D’après Abû horeïrah (qu’Allah l’agrée) a dit :

le Messager d’Allah (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « la foi est compartimentée entre soixante et soixante-neuf branches ou entre soixante dix et soixante dix-neuf branches ; sa branche la plus élevée est ‘’ point de divinité digne d’être adorée sauf Allah’’ (lâ ilâha illa llahou) et sa plus basse est le fait de débarrasser le chemin des choses nuisibles ; et la pudeur est une branche de la foi » (rapporté entre autres par Bukhâry et Moslem).

 

 

 

 

              La chose nuisible est tout ce qui peut être nocif au passant telle qu’une pierre, une épine, des os, un morceau de cuivre, de fer ou de verre etc. Aussi, débarrasser le chemin veut dire : soit éloigner la chose ou la retirer.

 

 

 

 

              D’après Abû Horeïrah (qu’Allah l’agrée) a dit : le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « on m’exposa les bonnes et mauvaises œuvres de ma communauté, c’est alors que je découvris parmi les meilleurs de ses œuvres, le fait de débarrasser le chemin des choses nuisibles, et je découvris parmi les plus mauvaises de ses œuvres, la glaire non enterrée dans la mosquée » (rapporté par Moslem).

Aussi, d’après Abû Horeïrah (qu’Allah l’agrée) a dit :

le Messager d’Allah (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « L’homme détient sur chacune de ses phalanges une aumône. Chaque jour où le soleil se lève et tu y réconcilies deux personnes, une aumône t’est attribuée. De même, si tu aide un homme à enfourcher sa monture où à y placer sa marchandise, une aumône t’est attribuée. La bonne parole est, aussi,  pour toi une aumône. De même, chaque pas que tu fais pour te rendre à la prière est pour toi une aumône. Le fait de débarrasser le chemin d’une chose nuisible est, aussi, pour toi une aumône. » (Rapporté par Bukhâry et Moslim).

 

 

 

 

              Les phalanges sont les fins ossements et les articulations qui se trouvent dans le corps humain. L’explication du hadith est : l’assemblage de ces os et leur perfection est un des plus grands bienfaits qu’Allah attribua à Son serviteur. Donc, chaque os a besoin que l’enfant d’Adam lui fasse une aumône remerciant, par ce geste, Allah pour ces bienfaits.

 

 

 

 

              Donc, parmi ces aumônes, on trouve le fait de débarrasser les chemins des musulmans des choses nuisibles.

D’après Abû Horeïrah (qu’Allah l’agrée) d’après le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « alors qu’un homme marchait sur un chemin, il trouva une branche épineuse qu’il ramassa. Dès lors, Allah lui rendit grâce et lui pardonna. » (Rapporté par Bukhâry et Moslem).

Dans une version d’après Moslem, il (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) dit : « j’ai  vu, avec toute certitude, un homme se prélasser au Paradis pour avoir sectionner un arbre gênant les musulmans qui se trouvait sur le chemin. »

 

 

 

 

              De même qu’il nous est parvenu l’exhortation de débarrasser les chemins des choses nuisibles pour la sécurité des passants, il nous est, aussi parvenu la dure punition de celui qui dépose des choses nuisibles sur les chemins et qui obstrue sa circulation.

 

 

 

 

              Moslem rapporte dans son livre authentique, d’après Abû Horeïrah (qu’Allah l’agrée) qui dit : le Messager d’Allah (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui)  a dit : « craignez les deux malédictions : celui qui fait ses besoins sur le chemin des gens ou celui qui le fait sous leurs abris ombreux. » La signification du hadith est qu’il est interdit de faire ses besoins sur les chemins empruntés par les gens ou sous les ombres où ils s’assoient. Celui qui fait cela mérite la malédiction et une punition, car par cela, il offense les gens, les souilles ou les empêche de circuler sur le chemin, et les empêche de s’asseoir sous les ombres, alors qu’ils en ont besoin. C’est, donc à ce moment-là, qu’ils invoquent la malédiction d’Allah contre lui.

 

 

 

 

              Aujourd’hui, beaucoup de gens prennent à la légère cette interdiction. Désormais, ils ne font pas attention d’offenser les gens sur leurs passages, et leurs abris où ils s’assoient et se reposent : ils creusent des trous dans le chemin,  lancent des ordures, jettent des pierres et des morceaux de fer, cassent des vitres, immergent les chemins d’eau, y arrêtent les voitures etc. même si cela est une offense à autrui, génère un embouteillage de la route, une obstruction de la circulation, et un danger pour les piétons. Ils ont oublié ou fait semblant d’oublier la menace et le péché que cet acte véhiculait.

 

 

 

 

              Aussi, tu ne trouveras pas une personne voulant le bien pour retirer ces choses nuisibles où une personne qui cherche à les retirer en prévenant les responsables du nettoyage.

 

 

 

 

              De même, si jamais on trouvait le long des grandes voies publiques une ombre sous un arbre, ou sous un pont, sous lesquelles se reposent les voyageurs, on verra toujours une personne venir perturber cela en y laissant des ordures et des saletés, ou en y urinant et en y faisant ses besoins, ou en y versant de l’huile de  vidange, ou en y sacrifiant des moutons en y laissant son sang, ses excréments intestinaux et ses os, ou en y laissant le reste des aliments ou tout autre chose se trouvant sous ces zones d’ombres qui dérange ceux qui viennent après eux.

 

 

 

 

              Mais où est, donc, la foi ? Où sont, donc, le noble caractère et le bon comportement ? Où est, donc, la crainte d’Allah de ces insouciants qui négligent les inviolabilités, les droits et les accoudoirs des musulmans ? Quel sera, donc, le sentiment du musulman lorsqu’on lui barrera la route au visage, ou lorsqu’on l’encombrera  d’ordures ou de boue, ou lorsqu’on l’encombrera de pierres, de verres, de canettes et de cartons vides, ou lorsqu’on y creusera des trous, ou lorsqu’on la polluera avec des impuretés et des mauvaises odeurs ?

 

 

 

 

              Quel sera, donc, le sentiment du musulman lorsqu’il sera épuisé par la route du voyage, et lorsqu’il sera touché par la chaleur du soleil et le vent chaud ; c’est alors qu’il s’abritera sous une ombre, et lorsqu’il s’en approchera, la trouve remplie d’ordures, et de mauvaises odeurs, et découvre une scène repoussante ? Quelle colère éprouvera t-il ? Aussi, que prononcera t-il comme invocation à l’encontre de celui qui a fait cela ? Justement, cette personne méritera cette invocation pour sa mauvaise action, et son impolitesse envers les musulmans.

 

 

 

 

              Craignez, donc, Allah, ô vous qui offensez les gens dans leurs passages et leurs aires de repos! Cessez votre offense, et respectez les droits de vos frères, et craignez les invocations des opprimés car il n’y a entre celles-ci et Allah, aucun obstacle.

 

 

 

 

              Parmi les offenses contre les musulmans sur leurs chemins, est ce que quelques insouciants font, comme arrêter leurs voitures, l’une à côté de l’autre, au milieu de la route, pour y discuter et plaisanter. Aussi, d’autres coupent la route aux piétons, et exposent les gens au danger. Ceci est une abomination apparente à rejeter, et celui qui la fait doit être puni.

 

 

 

 

              Aussi, parmi ces offenses, est ce que quelques-uns d’entre eux font, comme effrayer les gens, et les importuner en plaisantant avec les voitures avec ce qu’ils appellent le rodéo. Ceci est en vérité une attitude absurde, digne d’un attardé mental,  d’un non-civilisé, et d’un ingrat envers les bienfaits. De même, parmi ces offenses, la brutalité dans la conduite, et l’inconscience dans la vitesse, et le dérangement des gens avec le son des klaxons, notamment lorsqu’ils entendent qu’une équipe sportive a vaincu, selon leur expression, une autre équipe.

 

 

 

 

              Aussi, parmi les offenses des musulmans sur leurs chemins, et leur exposition au danger, est le fait de laisser conduire ceux qui ne maîtrisent pas la conduite, ou ceux qui ne peuvent pas contrôler leur véhicule à cause de leur jeune âge. Ceux-là s’exposent, et exposent les autres au danger. Il faut que les dirigeants, et les responsables des jeunes leur interdisent la conduite des voitures, et cela par miséricorde envers eux, et envers autrui, afin de ne pas les exposer au danger. Il nous est obligé d’aider les dirigeants afin de repousser ce danger des musulmans.

 

 

 

 

              De plus, parmi les offenses des musulmans, le fait de s’asseoir sur les bords des chemins car celui qui fait cela se tient informé des affaires personnelles des gens qu’ils ne veulent pas divulguer. Mais aussi, il regarde ce qui est interdit de regarder, comme regarder les femmes, ainsi que d’autres choses interdites dont la plus importante est de ne pas accomplir son devoir envers les piétons.

D’après Abû Sa’îd Al-Khudry (qu’Allah l’agrée) d’après le Prophète (que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui) a dit : « Prenez garde au fait de s’asseoir sur (les bords) des chemins », ils dirent : « Ô Messager d’Allah! Nous sommes incapables de nous en dispenser car c’est là que nous discutons », le Messager d’Allah (que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui) rétorqua alors : « Si vous y tenez absolument, alors donner au chemin son droit », ils dirent alors : « Ô Messager d’Allah! Quel est le droit du chemin? », Il répondit (que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui) : « baisser les regards, empêcher le mal, rendre le salam, ordonner le bien et interdire le mal ». (Rapporté par boukhâry et moslim). Ce hadith prouve qu’il est interdit de s’asseoir sur les bords du chemin à part pour celui qui donne au chemin ses droits qui sont énoncés dans ce hadith.

 

 

 

 

              Par contre, celui qui s’assoie comme spectateur sans accomplir les directives du Prophète (que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui), est pécheur. Il faut que les dirigeants l’interdisent de s’asseoir, notamment ceux d’entre eux qui font du mal.

 

 

 

 

              Aussi, parmi les offenses des musulmans sur leur chemin, le fait de transformer les routes en terrain de football qui est la cause de vacarme et de rassemblement. Ceci dérange les piétons et les habitants, et en découlent, peut-être, de multiples autres offenses.

 

 

 

 

              Aussi, parmi les offenses des musulmans sur leur chemin, on trouve chez quelques conducteurs de voiture, le manquement au code de la route, et aux principes fondamentaux de la conduite comme l’inconscience dans la vitesse, le non-respect des bandes routières, passer au feu rouge, ou s’arrêter aux endroits interdits, ou conduire dans une situation où la maîtrise recommandée du véhicule est impossible comme en état de somnolence.

 

 

 

 

              Toutes ces situations exposent la personne elle-même, et d’autres au danger. Il est souhaitable donc, de les éviter et d’y prendre garde.  Combien d’accidents découlèrent de ces situations! Des accidents où beaucoup d’âmes sacrées s’envolèrent, où des membres furent paralysés, où des corps s’épuisèrent, et où des sens furent avariés. Tout cela résulte de la négligence des conducteurs, ou de leur inconscience, ou de  leur ignorance du code de la route, ou de la faible considération qu’ils ont pour les âmes humaines.

 

 

 

 

              La responsabilité de ces accidents, et tout ce qui en découle comme dommages (en biens ou en vies humaines) est assumée par ces conducteurs, et ceux qui leur autorisent de conduire alors qu’ils ne maîtrisent pas la conduite. En effet, les voitures sont comme les armes destructrices qui ne doivent être détenues que par ceux qui savent s’en servir, et les manipuler ; il faut, donc, prendre garde de ne pas jouer avec cela, ni de prendre cela à la légère.

 

 

 

 

 

 

              Ô serviteur d’Allah ! Craignez, donc, Allah, pour vous-même et pour vos frères, et respectez les droits des musulmans, et évitez de les offenser et de leur faire dommage.

 

 

 

 

Et que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur Muhammad, sa famille, et ses compagnons.

 

 

 

 

Traduit par Abû Hamza.

 

 

 

 

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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /2006 22:31


 
Shaykh 'Abdullah Ibn Salih Al-Fawzan 


 
 
Abû Umama (radiallahu ‘anhu) a rapporté que le Prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :

 

 

« Récitez le Qur'an, car en effet il viendra le Jour du Jugement comme un intercesseur pour les siens (ceux qui le lisent, le retiennent et le mettent en application). » [1]



Ce hadith indique les vertus de réciter le Qur'an, la grandeur de sa récompense et qu'il intercédera pour ses détenteurs le Jour du Jugement pour leur entrée dans le Paradis.
 
Nawas Ibn Sam'an (radiallahu ‘anhu) a rapporté: « J'ai entendu le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) dire :

 

 

 « Le Qur'an sera amené le Jour du Jugement comme les gens qui le mettaient en application. Sourate Al-Baqara et Al-'Imran s'approcheront alors d'eux. »

 

 

 Le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) les a assimilées à trois exemples, que je n'ai pas oublié ensuite. Il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :

 

 

« Comme s'ils étaient deux nuages ou deux voiles noirs sombres avec de la lumière entre eux deux ou comme deux masses d'oiseaux tendant leurs ailes en l’air, invoquant pour celui qui les a récitées. » [2]
 
'Abdullah Ibn 'Amr (radiallahu ‘anhu) a rapporté que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :

 

 

 « Le jeûne et le Qur'an intercéderont pour le serviteur le Jour du Jugement. Le jeûne dira : « Seigneur, je l'ai éloigné de la nourriture et de la boisson, permets-moi d'intercéder pour lui. » Et le Qur'an dira : « Je l'ai empêché de dormir la nuit, permets-moi d'intercéder pour lui. » Donc on leur permettra d'intercéder. » [3]
 
Donc, il est essentiel pour le jeûneur de beaucoup réciter le Qur'an pendant ces jours bénis et nuits honorables. En effet, il y a une vertu spéciale dans l'abondance des récitations en ces jours, qui n'est pas trouvée un autre mois. Il doit profiter de la noblesse du temps pendant ce mois, dans lequel Allah a révélé le Qur'an.
 
Il y a un mérite spécial à la récitation du Qur'an pendant les nuits de Ramadan. En effet, la nuit met fin aux occupations des affaires quotidiennes, l'enthousiasme est réveillé et le cœur et la langue plus aptes à réfléchir. Et Allah est celui en qui nous cherchons l'aide.
 
Il est rapporté que Jibril (‘alayhi salam) rencontrait le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) chaque nuit de Ramadan et ils étudiaient le Qur'an ensemble. [4] Donc, si faire du dhikr (rappel d'Allah) était meilleur que le Qur'an ou égal à cela (dans ces nuits), ils l'auraient fait tout le temps ou à certains moments alors qu’ils se rencontraient constamment pour cette occasion.
Ainsi, ce hadith illustre la préséance d'étudier le Qur'an pendant Ramadan et de se réunir pour cette occasion, de même que de se tourner vers celui qui est plus fort dans sa mémorisation.
Les prédécesseurs de cet Umma récitaient constamment le Qur'an pendant Ramadan. Et quand ils jeûnaient, ils s’asseyaient dans les masjid et disaient : « Nous préserverons notre jeûne et ne médiront personne. »
Ils récitaient le Qur'an dans leur prière et en dehors. 'Uthman (radiallahu ‘anhu) achevait la récitation du Qur'an une fois par jour. Et certains Salaf l'achevaient pendant leur qiyam de Ramadan en trois nuits. Certains d'entre eux le faisaient en sept jours et d’autres en dix jours
As-Shafi'i achèverait le Qur'an soixante fois pendant Ramadan, en le récitant en dehors de la prière. Al-Aswad récitait tout le Qur'an en deux nuits de Ramadan. Qatada complétait toujours le Qur'an en sept jours. Il le faisait en trois jours pendant Ramadan et pendant les dix derniers jours, il le faisait chaque nuit. Leurs narrations concernant cela sont célèbres.
 
 Al-Hafidh Ibn Rajab (rahimahullah) a dit : « L’interdiction de réciter le Qur'an en moins de trois jours (comme exposé dans un hadith) a seulement été mentionnée en ce qui concerne ce qui doit être fait sur une base normale. Quant aux temps spécifiques qui sont vertueux, comme le mois de Ramadan et particulièrement les nuits dans lesquelles la nuit d'Al-Qadr est cherchée. Ou des lieux vertueux, comme Makkah pour celui qui y vient sans y résider, alors il est recommandé de beaucoup réciter le Qur'an en ces temps et lieux, en cherchant leurs mérites. Ceci est l'avis d'Ahmad, Abu Ishaq et d'autres savants. Et les actions d'autres indiquent ce qui a été exposé précédemment. » [5]
 
 La personne récitant le Qur'an doit observer les comportements appropriés à la récitation. Parmi lesquels: faire son intention sincèrement pour Allah, réciter en état de pureté, employer le Siwak et réciter en réfléchissant à sa signification et en étant totalement conscient. Allah dit :
 
 « un Livre, que Nous vous avons révélé afin que ses versets soient pesés, afin que les gens doués de compréhension se rappellent. »
 
 
Aussi, parmi les comportements de la récitation est que l'on n'arrête pas sa récitation pour parler à quelqu'un. En effet, de nombreuses personnes assises pour réciter le Qur'an arrêtent leur récitation et parlent à leurs voisins. Ce n'est pas approprié puisqu'il se détourne de la récitation sans une raison valable.
 
Et celui qui récite doit agir sur le Qur'an, rendre permis son halal et interdire son haram, pour que le Qur'an puisse être une preuve pour lui le Jour du Jugement et intercéder pour lui pour l'entrée aux jardins du bonheur.
 

Notes de bas de page :
[1] Sahih Muslim
[2] Rapporté par Muslim804)
[3] Sahih Muslim (804)  

 

 

 

 

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